تقديـم

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من مواليد وهران (الجزائر) في 13 ماي 1972   

 دكتور في الدراسات العربية من جامعة بروفونس - فرنسا

دكتور في الفلسفة من جامعة بروفونس - فرنسا

مجال الاختصاص: الفلسفة، الدراسات العربية الإسلامية، فلسفة التأويل، ابستمولوجيا العلوم التاريخية والاجتماعية


 Né le 13 mai 1972, à Oran (Algérie).

Docteur en études arabes de l'Université de Provence (Aix-Marseille I).

Docteur en philosophie de l'Université de Provence (Aix-Marseille I)
Chercheur associé à l'IREMAM (Aix-en-Provence).
Spécialité : philosophie, histoire des idées, pensée arabe classique et moderne, philosophie française contemporaine.

Born in Oran (Algeria), may 13, 1972.
PhD. in Arabic Studies (Mysticism and Hermeneutics of Ibn al-Arabi 1165-1240).

PhD. in Philosophy (Practice and Epistemology of History of Michel de Certeau 1925-1986). 
Speciality : Philosophy, Arabic Studies, Classic and Modern Thought.
Researcher in Institute for Research and Study on the Arab and Muslim World (Aix-en-Provence, France)
http://iremam.mmsh.univ-aix.fr/

mczine13@gmail.com


 

Mes livres: الكتب

Parus cette année: الصادرة هذه السنة

 الترجمة العربية لكتاب ميشال دو سارتو: إبتكار الحياة اليومية

ابتكار الحياة اليومية

جاك دريدا. ما الآن؟ ماذا عن غدّ؟ الحدث، الخطاب، التفكيك

إشراف محمد شوقي الزين

درديا

Ibn 'Arabî: Gnoséologie et manifestation de l'être  (Alger-Beyrouth, éditions de la Différence & Arab Scientific Publishers). ابن عربي: المعرفة وتجليات الوجود، بالفرنسية، 2010 

Ibn Arabi

 Le discours des fins ultimes: les conquêtes de la mondialisation et les impasses de l'identité. Traduction française du livre d'Ali Harb, philosophe libanais. (Alger-Beyrouth, éditions de la Différence & Arab Scientific Publishers).

حديث النهايات: ترجمة فرنسية لكتاب علي حرب، 2010 

Ali Harb

 

Michel Foucault: de l'a priori saisi dans le discours, l'histoire et l'actualité (Sarrebruck, 2010)

ميشال فوكو: في القبلي الممكن إدراكه في الخطاب والتاريخ والراهن، المنشورات الجامعية الأوروبية، ساربروك-ألمانيا، 2010

foucault

 

Ouvrage collectif (sous ma direction) : Ali Harb. Critique, vérité et herméneutique

علي حرب: النقد، الحقيقة والتأويل، الجزائر-بيروت، منشورات الإختلاف والدار العربية للعلوم، 2010

 

علي حرب Copy 1

En cours d'élaboration:   قيد الإعداد

Michel de Certeau: Modernité et logique des pratiques.

(en arabe)

 

ميشال دو سارتو

 

 

Traduction arabe du livre de Michel de Certeau : La culture au pluriel

الترجمة العربية لكتاب ميشال دو سارتو: ثقافات، الثقافة في صيغة الجمع

ميشال دو سارتو - ثقافات

Déplacement et probabilité الإزاحة والإحتمال: صفائح نقدية في الفلسفة الغربية، 2008 

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Herméneutiques et déconstructions، 2002 تأويلات وتفكيكات: فصول في الفكر الغربي المعاصر

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Déplacements intellectuels 2008  إزاحات فكرية: مقاربات في الحداثة والمثقف

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Politiques de la raison 2005  سياسات العقل: صدمة الواقع ومستويات القراءة

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La philosophie herméneutique (traduction arabe du livre de H.G. Gadamer)فلسفة التأويل، ترجمة عربية لكتاب هانس غ. غادامير، 2006

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Mes articles مقالات:

 II-1- Articles et traductions en français 

« Gadamer et l’herméneutique », Res Publica, juin 2001, n°25, Paris, PUF, p. 2-6
« L’actualité de la philosophie dans la pensée arabe contemporaine », Res Publica, août 2003, n°34, p. 6-9
« Réfléchir et infléchir. Arts de penser et d'agir chez Michel de Certeau », in l'Homme et la réflexion, Actes du XXXe Congrès, Paris, Librairie philosophique J. Vrin, 2006, p. 303-306
« Servitude et finitude dans l'herméneutique d'Ibn 'Arabî », Carbone, n°1, Automne 2006, p. 25-32
« La dimension universelle de la pensée herméneutique », Le Tract, n°2, vol.1, automne 2000, Université du Québec à Trois-Rivières, Québec, Canada.
« La mondialisation, l’événement du siècle », Le Tract, n°2, vol.1, automne 2000 (traduction française de l’article de Ali Harb)
« Ni paradis sur terre, ni enfer. Terrorisme, islam et Occident », Le Tract, vol.3, n°2, 2002 (traduction française de l’article de Ali Harb)
« L’intellectuel et la mondialisation », Le Tract, Hors-Série, spécial “Mondialisation”, hiver 2001
« La stratégie du texte : une approche philosophique », Madarat, Tunis, vol.VI, 7e année, n°11-12, automne 1999, p. 5-19
« Mystique et mystère du pouvoir : Michel de Certeau et Michel Foucault », Revue algérienne de philosophie, n°1, janvier 1998, Université d’Oran, p. 55-65
« Ibn 'Arabî, l’herméneutique et l’écriture », Luqmân, vol.15, n°2, Téhéran, 1999, p. 85-98
« L’Islam et l’Occident », El Watan, quotidien francophone, Alger
a- « Entre sens et puissance » (mardi 28 novembre 2000)
b- « Thèses et antithèses » (mercredi 29 novembre 2000)
c- « De quelques concepts dépassés » (vendredi 1 et samedi 2 décembre 2000)
d- « Reflets dans le miroir » (dimanche 3 décembre 2000)
 
II-2- Articles en arabe et traductions en arabe 
II-2-1 : Dans les revues et les périodiques 
·         al-Marifa (La connaissance), revue mensuelle, Damas, Syrie.
« Clavis Hermeneutica. La clef de l’interprétation face aux serrures de la tradiction », année 38, n°433, octobre 1999, p. 77-105
« Les méthodes philosophiques en Occident contemporain », année 39, n°438, mars 2000, p. 12-35
« La vérité dans les sciences humaines » (traduction de l’article de Gadamer), année 39, n°444, septembre 2000, p. 57-66
·         Kitabat Mouacira (Ecrits contemporains), revue trimestrielle, Beyrouth, Liban
« Jean Baudrillard et le sens du simulacre », n°37, mai-juin, 1999, p. 6-11
« Le texte mystique : Michel de Certeau », n°35, octobre-novembre 1998, p. 6-13
« Corps torturés, paroles capturées » (traduction de l’article de Michel de Certeau), n°36, février-mars 1999
« La traduction et la différence, en hommage à Bakhti Benaouda », n°34, juillet-août 1998
«  le déconstructivisme d’Ibn cArabî. L’herméneutique, la différence, l’écriture », n°36, février-mars, 1999, p. 53-59
« L’expérience de la pensée chez Michel Foucault », n°38, août-septembre 1999, p. 51-59
« Ecrits » (traduction et commentaire de l’article de Michel de Certeau), ibid.,
« Foucault, historien du présent » (traduction de l’article de Gilles Deleuze), n°42, novembre-décembre 2000, p. 67-69
« L’unité et la dissémination : Laruelle et Derrida », n°39, décembre 1999-janvier 2000, p. 64-68
« Le simulacre textuel : Laruelle lecteur de Derrida », n°43, mars-avril 2001, p. 25-28
« La vérité comme dialogue et entente chez Gadamer » (traduction de l’article de Yashar Saghaï), n°40, avril-mai 2000, p. 75-81
« L’image et le modèle : à propos de l’icône et du simulacre d’après Mario Perniola », n°41, août-septembre 2000, p. 49-51
« La philosophie critique de Ali Harb », n°44, juillet-août 2001, p. 39-43
« La mystique » (traduction et introduction de l’étude de Michel de Certeau), ibid., p. 50-59
« Bakhti Benaouda, l’Algérie vécue dans la puissance du verbe », n°45, novembre-décembre 2001
« La dialectique de la science et de la philosophie », n°48, octobre-novembre 2002, p. 119-121
« Mystique et psychanalyse » (traduction de l’article de Michel de Certeau ), n°49, février-mars 2003, p. 66-68
« Derrida et la déconstruction : témoignage intellectuel », n°50, mai-juin 2003, p. 41-43
« Le discours de la finitude : à propos de l’intellectuel », n°52, février-mars 2004, p. 36-40
« Le discours philosophique : un problème logique ou une question ontologique? », n°54, septembre-octobre 2004, p. 62-64
« Lettre de Jacques Derrida : le corps et le spectre », n°55, février-mars 2005, p. 6-15
« La question de la différence : entre Michel de Certeau et Jacques Derrida », n°56, septembre-octobre 2005, p. 6-12
·         Fikr wa Naqd (Pensée et critique), revue mensuelle, Rabat, Maroc
« Phénoménologie et herméneutique », 2e année, n°16, février 1999, p. 71-84
« Esquisse des fondements d’une herméneutique » (traduction de l’article de Gadamer), ibid., p. 85-106
« Le volcanisme du texte : Bakhti Benaouda lecteur de Jacques Derrida », 3e année, n°28, janvier 2000, p. 151-158
« Lecture de l’identité de la pensée occidentale » (traduction de l’article de Michel Faucheux), 5e année, n°52, octobre 2003, p. 107-122
·         al-Tabyine (l’éclaircissement), revue annuelle, Alger, Algérie
« La déconstruction, en hommage à Bakhti Benaouda », n°15, 2000
« L’herméneutique, la langue et les sciences humaines » (traduction de l’article de Gadamer), n°18, 2002, p. 81-86 [aussi revue Fosol, Le Caire, printemps 1999]
·         Madarat (Tropiques), revue semestrielle, Tunis, Tunisie
« La vie comme une œuvre d’art » (traduction d’un entretien avec Gilles Deleuze), 7e année, vol.VI, n°11-12, automne 1999, p. 20-27
« Lecture de " Ibn ‘Arabî et la naissance d’un nouveau langage " de Suad El Hakim », n°9-10, 1997-1998, p. 151-168
« Les problèmes épistémologiques des sciences humaines » (traduction de l’article de Gadamer), ibid., p. 41-50
·         Awan (l’instant), revue trimestrielle, Université de Bahrain (Sakhir)
« Muhyiddin Ibn ‘Arabî et Jacques Derrida : la déconstruction, l’existence, la vérité », n°3-4, octobre 2003, p. 160-167
« Le désir de reconnaissance dans la culture humaine : en hommage à Paul Ricoeur (1913-2005) », n°9, mai 2005, p. 128-135
« Le revenant, le spectre, Jacques Derrida », n°10, septembre 2005, p. 128-139
·        Bahraïn Thaqafia (Bahraïn culturelle), revue trimestrielle.
« Herméneutique et critique culturelle: l'apport de Gadamer et de Richard Rorty , n°38, mars 2004, p. 13-18
 
II-2-2 : Dans les journaux et les quotidiens 
·         al-Quds al-Arabî, quotidien arabophone, Londres, Grande Bretagne
« Les idées de Michel Chodkiewicz sur Ibn ‘Arabî : compte rendu critique de son livre “Ibn ‘Arabî, le Livre et la Loi” », jeudi 10 mai 2001
·         al-Mustaqbal, quotidien arabophone, Beyrouth, Liban
« La pensée radicale d’après Jean Baudrillard », vendredi 8 juin 2000
« La pensée de Baudrillard : clefs pour comprendre le Réel », vendredi 25 août 2000
« La vérité et le simulacre », vendredi 9 juin 2000
« Le discours culturel : compte rendu du livre posthume de Bakhti Benaouda “Le ton de la modernité” », mercredi 11 octobre 2000
« L’intellectuel et la mondialisation », samedi 29 juillet 2000
« L’islam et l’Occident : les perceptions et les perspectives » (en deux parties), samedi 25 et dimanche 26 novembre 2000
« L’illusion du salut dans le conflit algérien », mercredi 7 février 2001
« La fin et la finitude : à propos de la fin de l’intellectuel », vendredi 6 avril 2001
« Jacques Derrida et la philosophie du pardon », vendredi 5 janvier 2001
« L’affaire Sokal et la pensée arabe contemporaine », vendredi 11 mai 2001
« L’abécédaire de la culture et l’éthique du dialogue », vendredi 20 juillet 2001
« La question de la modernité et le problème herméneutique », vendredi 21 septembre 2001
« L’Algérie entre le déficit interne et l’ingérence externe », mercredi 28 novembre 2001
« La modernité et la postmodernité », vendredi 1 février 2002
« Mémoires personnelles pour une mémoire collective : à propos du livre de l’historien algérien Mohammed Harbi “Une vie debout. Mémoires politiques” », mercredi 13 mars 2002
« L’intellectuel algérien : absence ou marginalisation ? », mercredi 24 avril 2002
« L’extrême droite : l’avancée redoutable et le malaise civilisationnel », lundi 29 juillet 2002
« La question de l’identité et les défis de l’avenir », lundi 30 décembre 2002
« Le système pastoral dans le rôle de l’intellectuel », mercredi 04 juin 2003
« Adieu Jacques Derrida (1930-2004) : les adieux à un ami qui s’en va », mardi 12 octobre 2004
·         El-Youm, quotidien arabophone, Alger, Algérie
« La fin de l’intellectuel ou sa finitude ? », mercredi 21 mars 2001
« Politique de la pensée. Vers une nouvelle approche du travail intellectuel : compte rendu du Livre de Ali Harb “Politique de la pensée” (2 tomes) », lundi 23 avril 2001
« Mohammed Arkoun et le défi critique de la raison islamique », mardi 29 août 2000
« Bakhti Benaouda et la quête de soi » (2 parties), mardi 5 et mercredi 6 septembre 2000
« Philosophie de la finitude. Les territoires de la culture et les hypostases de l’intellectuel », mardi 5 juin 2001
« La mondialisation entre la logique catastrophiste et la volonté herméneutique », lundi 21 mai 2001
« La déconstruction : par-delà le scepticisme. Réponse à Nabil Hadou », jeudi 20 septembre 2001
« L’écriture et la différence : entretien » (2 parties), jeudi 2 et jeudi 9 août 2001
« Politique et rhétorique : la crise du discours moraliste », mercredi 9 janvier 2002
« “L’âge de pierre” de la politique contemporaine », mardi 5 février 2002
« Le rationnel et l’irrationnel : essai sur la philosophie du mal », dimanche 10 février 2002
« L’intellectuel : les convictions et les masques », dimanche 24 mars 2002
« L’intellectuel critique oui, mais aussi les valeurs de l’autocritique. Réponse à Bachir Mefti », jeudi 10 mai 2001
·         As-safir, quotidien arabophone, Beyrouth, Liban
« La fin de la modernité. L’herméneutique dans la culture occidentale contemporaine », vendredi 28 septembre 2001
« Civilisations incarcérées », dans le cadre du dossier « Les Arabes à l’âge de la mondialisation », sous la direction de Ahmed Sleiman, vendredi 8 décembre 2000
« Mes adieux à mon ami Jacques Derrida », lundi 11 octobre 2004
·         Az-zaman, quotidien arabophone, Londres, Grande Bretagne
« Entre Gadamer et Rorty : le Bildung et le pragmatisme », mardi 11 décembre 2001
« Le symbolisme du miroir dans le choc civilisationnel », jeudi 13 juin 2002
« Les manifestations de la vérité dans la raison herméneutique : Paul Ricoeur », lundi 1 juillet 2002
« La pensée herméneutique : Hans-Georg Gadamer », mercredi 3 juillet 2002
« L’herméneutique de Gadamer : éléments pragmatiques dans le langage », jeudi 4 juillet 2002
« Déconstruction et herméneutique (1) : le langage selon Derrida », mercredi 17 juillet 2002
« Déconstruction et herméneutique (2) : l’être et le langage d’après Gadamer », vendredi 19 juillet 2002
« La conception de l’histoire chez Michel de Certeau (1) : l’écriture historiographique », mercredi 15 janvier 2003
« La conception de l’histoire chez Michel de Certeau (2) : psychanalyse et histoire », mercredi 29 janvier 2003
« La politique de la différence et la finitude de l’identité : aspects politiques et philosophiques », mercredi 26 mars 2003
« La symbolique du mal : l’homme face à sa barbarie », samedi 5 et dimanche 6 avril 2003
« Modernité et postmodernité : problématiques générales », mardi 4 mars 2003
« Politique de la raison et le choc du réel : la question de l’intellectuel », mardi 11 mars 2003
« La pensée arabe contemporaine sur internet », lundi 05 mai 2003
·         Nawafez, hebdomadaire arabophone, le supplément du quotidien « al-Mustaqbal », Beyrouth, Liban
« Quel rôle l’université peut jouer aujourd’hui ? » compte rendu du livre de Jacques Derrida, L’Université sans condition, vendredi 14 décembre 2001
« Vocabulaires pour des pensées différentes », compte rendu du livre de Charles Ramond, Le vocabulaire de Derrida, dimanche 6 janvier 2002
« L’existence vécue comme pratique et vision artistique du monde », compte rendu du livre de Claude Morilhat, Philosophie ou libertinage. R. Rorty et le discours postmoderne, dimanche 10 mars 2002
« L’essence de la vérité dans l’activité artistique », compte rendu du livre de Martin Heidegger, L’origine de l’activité artistique, dimanche 23 juin 2002
« Les manifestations de la raison et de la vérité dans la philosophie contemporaine », compte rendu du livre de Omar Mehibel, Du système au sujet. Lectures de la pensée occidentale contemporaine, samedi 27 juillet 2002.
« La rupture instauratrice et les arts de vivre », compte rendu du livre de François Dosse,  Michel de Certeau : le marcheur blessé, Paris, La Découverte, 2002 
« L’imagination dans l’histoire », compte rendu du livre de Michel de Certeau, Histoire et psychanalyse, Paris, Gallimard, 2002, samedi 11/01/2003
« La fonction pragmatique de la raison et de la vérité », compte rendu du livre de Jürgen Habermas, L’éthique de la discussion et la question de la vérité, Paris, Grasset, 2003 ; samedi 26 avril 2003
·         El Djoumhouria (La République), quotidien arabophone, Oran, Algérie
« Entretien à l’occasion du sixième anniversaire de la disparition de Bakhti Benaouda », lundi 21 mai 2001
·         El Ikhtilef (La différence), revue éditée par la Ligue des écrivains de la différence, Alger.
« La dimension universelle de la pensée herméneutique », traduit en arabe par Abdelkader Boudouma, n°1, juin 2002
« Jacques Derrida : témoignage intellectuel », n°2, septembre 2002
·         Zarez (Zagreb), revue culturelle (Croatie)
« Islam i Zapad : Ulog smisla i moc », traduit en serbo-croate par Srđan Rahelić, n°87, 12 septembre 2002.
 
III-  Conférences 
Université de la Méditerranée (Aix-en-Provence, France), « l’herméneutique de Hans-Georg Gadamer », (juin 1996).
Palais de la Culture et des Arts (Oran, Algérie), « Les méthodes philosophiques occidentales : critique, herméneutique et déconstruction » (juillet 1996).
Centre de Recherches et d’Etudes Documentaires et Informatiques en Sciences Sociales et Humaines (Oran, Algérie), « phénoménologie et herméneutique » et  « le texte philosophique : structure et fonction ». (août 1997).
Université de Trieste (Italie), « l’Intellectuel et l’espoir social en Algérie »  (4 mai 1998).
Université de Nantes (XXXe Congrès de l’ASPLF) : « Réfléchir et infléchir. Arts de penser et d’agir chez Michel de Certeau » (août 2004).
 
Actes du Congrès...
 
« La différence.  L’identité et l’altérité entre Michel de Certeau et Jacques Derrida » (Congrès international sur la philosophie de la différence), Université de Kairouan, Tunisie, mars 2005.

« La science et la connaissance entre symbolisme et herméneutique chez Ibn ‘Arabî » (Congrès international sur le symbolisme et l’herméneutique chez Ibn ‘Arabî), Damas, Syrie, juin 2005.

Dimanche 28 août 2011 7 28 /08 /Août /2011 18:12

 «عن صحيح مسلم، في باب الإيمان: باب في قوله عليه السلام «نور أنّى أراه» وفي قوله «رأيت نوراً». حدثنا أبو بكر بن أبي شيبة حدثنا وكيع عن يزيد بن إبراهيم عن قتادة عن عبد الله بن شقيق عن أبي ذر قال: سألت رسول الله (ص) هل رأيت ربك؟ قال نور أنى أراه؟ و في الحاشية: وقوله عليه السلام : رأيت نورا، معناه : رأيت النور فحسب ولم أر غيره، قال: وروي ( نوراني أراه) بفتح الراء وكسر النون وتشديد الياء ، ويحتمل أن يكون معناه راجعاً إلى ما قلناه أي: خالق النور المانع من رؤيته فيكون من صفات الأفعال».

إنّ الصيغتين متعارضتان رسماً ولكنهما متماثلتان اسماً. في كلتا الحالتين كانت الرؤية، وفي كلتا الحالتين كانت رؤية النور، لكن الموضوع الذي لأجله كانت الرؤية لم يكن. وفي هذا السياق، موضوع الرؤية هو الله. إنّ قوّة الصيغتين كونـهما متناقضتين في المظهر، لكنهما متماثلتان في المحضر. جاءت الصيغة الأولى "نور أنّى أراه؟" في صيغة الاستفهام والتعجّب لنفي الرؤية، ولكن موضوع الرؤية مضمر في الصيغة، لأنّ المقصود هو: لم أره، لم أر الله، لأنني رأيت نوراً. وهل هذا النور هو عينه الله في الصيغة الأخرى: «نورانيّ أراه»؟ مسوّغ ذلك هو آية النور: «الله نور السموات والأرض». إنّ الفاعل لم ير سوى النور وأنىّ له أن يرى شيئاً آخر سوى النور، «نور على نور». لكن هل يمكن رؤية النور حقيقةً؟ هل النور هو موضوع الرؤية أو ذاتـها؟ هل الضمير في "أراه" عائد على النور أم على الله؟ جاءت الآية لتبرز أنّ الله هو النور وليس العكس، بحكم أنّ العام يشمل الخاص، وليس العكس. والمعضلة في الحديث-الحدث أنّ هناك نفي الرؤية وإثباتـها في الوقت نفسه، فهو رأى (نورانيّ أراه)، ولم ير (نور أنّى أراه؟)، لأنّ من طبيعة النور أن نراه، لأنّه يتسلّط ولا يمكن تفاديه، ولا يمكن رؤيته في ذاته، فهو حجاب عن الرؤية. فهو يتبدّى بآثاره (مثل الشمس التي ندركها عبر النهار أو عبر ضوء القمر في الليل) ولا يتجلّى في حقيقته. وبالقياس، إذا كان الله هو النور، فهو يتجلّى بآثاره في العالم عبر الأسماء التي انفردت بخلق العالم وتنظيمه، ولا يتجلّى بحقيقته التي تظلّ خفية بألف حجاب من نور وظلمة كما يقرّر ابن عربي في كتاب الجلالة وهو كلمة الله.

ليس الغرض هنا القيام بلاهوت في النور، ولكن إبراز مكنون هذه الرؤية التي يتحدّث عنها المتن النبوي، والتي هي بحقّ ذات بنية "كياسمية"، بينية، برزخية، تفيد الإمكان والاستحالة، النفي والإثبات. نعرف جميعاً أنّ التاريخ الإسلامي في شقّه الكلامي شهد سجالات، بل ومشادّات عنيفة، بشأن رؤية الله التي نفتها المعتزلة وأقرّت بـها المذاهب الأخرى، باللجوء إلى العقل أو بالاستشهاد بالنقل. وعلّلت المعتزلة بالاثنين معاً، العقل والنقل، في نفي الرؤية، خصوصاً الآية: «لا تدركه الأبصار وهو يدرك الأبصار» (الأنعام، 103)، والآية «ربّ أرني أنظر إليك قال لن تراني» (الأعراف، 143)، والآية «وجوه يومئذ ناضرة إلى ربّـها ناظرة» (القيامة، 23). وقد خصّص القاضي عبد الجبّار صفحات عديدة من شرح الأصول الخمسة في إيراد البراهين التي أخذت بـها المعتزلة في نفي الرؤية مؤوّلاً النظر هنا بالانتظار، مصدّقاً ذلك بالآية «ناظرة بم يرجع المرسلون» (النمل، 35). قبل الخوض في هذا المبحث بشكل "متنمي"، ليس الغرض هو لاهوت الرؤية، ولكن لإزاحة الاسم ومعرفة كيف أنّ الرؤية هي موضوع المتن بقدر ما هي الذات التي ترى. فهي "كياسمية" بامتياز. لنأخذ الآية «ربّ أرني أنظر إليك» بـهذه الصيغة: «أرني أراك»، فإنّ الفعل "أرى" هو "كياسمي" (تقاطعي) لأنّه يبرز في حرفيته الضمير المتكلّم (أنا) والضمير الغائب (هو): أنا أرى، هو أرى. الأنا يرى مباشرة، والهو يُري غيره شيئاً. هناك رؤية مضاعفة: الأنا يرى، والهو يُري الأنا لكي يراه. يأتي فعل الرؤية من الهو ليتيح للأنا أن يرى. وبالتالي كان الجواب حاسماً ولكن غير مستحيل: "لن تراني"، أي لا يرى الأنا سوى بالرؤية التي أتاحها الهو.

وسأبرز بعد قليل كيف أنّ الأسماء "رؤية"، "نظر"، "بصر"، ينبغي أن يكون لها نحواً خاصّاً، لأنّ المفردات الرؤية، النظر، البصر لا تؤدّي الدلالة ذاتـها من حيث صيغتها ووظيفتها في العبارة. هل كل من ينظر يرى؟ هل كل من يرى يبصر؟ ما الأمر الذي يجعل مكنون النظر ليس مكنون الرؤية ولا مكنون البصر حتى وإن كانت هذه الحدود تتقاسم دلالة مشتركة هي الإدراك الحسي؟ في سياق الآيات التي كان حولـها الاختلاف في السجال الكلامي، هناك أدوات لم يتمّ الالتفات إليها، ما عدا ربّما التفسير الذي قدّمه ابن عربي سعياً منه في إنزال كل مفردة المنزلة التي تستحقّها. لأنّ موضوع الرؤية هنا هو الربّ أو الله أو الهو. فتختلف المفردات إذن باختلاف موضوع الرؤية:

1- يقترن الربّ بالرؤية والنظر: «ربّ أرني أنظر إليك»، «إلى ربّـها ناظرة» ؛ «كأنّي أنظر عرش ربّي بارزاً»، «يا رسول الله هل نرى ربّنا يوم القيامة؟»، «ترون ربّكم كما ترون القمر ليلة البدر»، في الحديث.

2- يقترن البصر بالهو: «لا تدركه الأبصار وهو يدرك الأبصار»؛ وفي الحديث: «إنّ لله سبعين حجابا من نور وظلمة، لو كشفها لأحرقت سبحات وجهه ما أدركه بصره من خلقه».

ولا شكّ أنّ هذه "المتنمات" لها دور بارز في تبيان خاصية كل مقولة، لأنّ مقولات الربّ والله والهو لا تتمتّع في السياق بنفس الدلالة. هناك أيضاً أدوات لغوية ترتبط بكلّ مقولة على حدة: البصر والبصيرة، حيث يقال البصر للإدراك الحسّي والبصيرة للإدراك الباطني؛ النظر والنظرية، أي الإدراك الحسي والإدراك العقلي، وقد اشتهر عند القدماء قولهم "النظر العقلي" أي التخمين والبرهان والتفكير؛ الرؤية والرؤيا، أي الإدراك الحسي والإدراك الخيالي، حيث الرؤية تقع على ما هو ملموس، والرؤيا على ما هو متخيّل كالمنام. إذا وضعنا هذه المقولات مقابل المعاني التي تحتملها، هناك اختلاف في الدور الذي تؤدّيه على مستوى الدلالة:

1- النظر-النظرية: الإدراك الحسي/الإدراك العقلي

2- البصر-البصيرة: الإدراك الحسي/الإدراك الباطني

3- الرؤية-الرؤيا: الإدراك الحسي/الإدراك الخيالي     

إذا ربطنا هذه المقولات بالموضوعات التي تبتغيها، فإنّ الربّ يُدرَك بالعقل والخيال، والله والهو يُدرَك بالباطن. كذلك عندما نلتفت إلى الأدوات التي ترتبط بهذه الإدراكات، فإنّ الصيغ تختلف:

1- النظر-المنظار: يقال المنظار للأداة في رصد الفلك، فلها علاقة بالخبرة العقلية

2- الرؤية-المرآة: تقال المرآة للانعكاس، فهي ذات بنية طيفية، شبحية، فلها علاقة بالقيمة الخيالية.

3- أمّا البصر فيفتقر للأداة، لأنّه ينتمي إلى القيمة الاستبطانية التي تتجاوز الحالة الحسيّة.   

كل نظر يخصّ الربّ الذي تربّى عليه كل فرد، أي الحياة التي استحقّها والأرض التي تمتلكه رمزاً أو يمتلكها حسّاً. ففي النظر يستعمل الفرد القيم العقلية والخبرات النظرية التي اكتسبها أو جُبل عليها. فالنظر هو جهد فكري يتيح للفرد وزن الأمور بميزان البرهان، والتمييز بين الأشياء بالحصافة والرويّة. كذلك تربط الرؤية الفرد بذاته وبما يراه بنظره وعقله في نفسه: «فما رأى راءٍ سوى نفسه» (الفتوحات، 4، ب558، 319)؛ «الرائي أي راءٍ كان ما يرى في المرئي إلا صورته حقاً كان أو خلقاً فلا يعرف قدر المرئي إلا إذا عرف ما رأى» (الفتوحات، 4، 420)، لأنّ من شأن الرؤية أن تربطه بالمرآة التي يرى عبرها ذاته. فالرؤية هي ذاتية بامتياز. كل من يرى، فهو يرى نفسه في الأغيار: «أرني أنظر إليك»، فلا يمكن الرؤية سوى بوسيط هو بمثابة المرآة. فليس غريباً أن يدلّ التفكير قبل كل شيء على الانعكاس وهو ما ضلعت فيه الفلسفات الذاتية من ديكارت وحتى برغسون. إذ لا يمكن النظر سوى بالرؤية كعلاقة الذات بذاتـها، أو لا يمكن التفكير والتخمين سوى بشيء زائد وهو الخيال في تلطيف الإحساس كما اشتهر في الفلسفات المعرفية من ابن سينا إلى كانط مروراً بالغزالي وديكارت. فالخيال هنا هو الوسيط بين العقلي والحسّي، أي بمثابة المرآة التي ينظر فيها العقل نفسه بعدما تأمّل في الحسّ الذي هو موضوعه. الرؤية هي برزخية، خيالية، طيفية يسبح فيها النظر ويستمدّ منها مادّة نظره الحسي والعقلي.

أمّا البصر فهو أغور من حيث الصيغة والأداء. يتجاوز النظر الذي نطاقه العقل، ويتعدّى الرؤية التي مجالـها الخيال. ينتمي البصر إلى بواطن مغلّفة وعزيزة الحمى. ينتمي إلى «الـهو» الذي تُعرف آثاره ولا تُدرك ماهيته. إنّه الأمر السرّي والمبهم. فالإنسان الذي يبصر ويستبصر هو الذي يستمدّ موضوع تبصّره من الأمر السرّي القابع في مكامنه. ما طبيعة هذا الأمر الدفين؟ هل يتعلّق الأمر بالأغوار النفسية؟ هل هو اللاشعور في اختلاجه؟ أيّا تكن مادّة الاستبصار فهي مبهمة ومغلّفة وتتعدّى النطاق البشري، لأنّـها تتعدّى أساساً النظام العقلي للنظر والنظام الخيالي للرؤية. إنّ نظام البصر يشمل الوجود في رمّته في صورته البشرية أو الحيوانية أو الطبيعية. إنّه نوع من الانتباه والنباهة، نوع من اليقظة والحصافة. كل كائن في الوجود، أيّا كانت طبيعته (إنسان، حيوان، نبات) له في قرارة وجوده الانتباه الحادّ لمحيطه. أمام الإحاطة الوجودية التي يتواجد فيها، فهو يقابلها بالحيطة. فيتبصّر ويستبصر بقوّة حادّة: «فبصرك اليوم حديد» (ق، 22). هذه القوّة الحادّة تخصّ البصر وتشمل الكائن في رمّته، وهي أقلّ حدّة في النظر لأنّ من شأن النظر أن يتدبّر ويتأنّى في الملاحظة والمراقبة. وهي ذات حدّة أكثر في الرؤية منها في العقل لأنّـها تشمل نطاقاً أوسع وهو الخيال. ولكنها حادّة وجادّة في البصر لأنّـها آنية، عفوية، إنذارية، حذرية لا تنتمي إلى نظام التأمّل والتريّث كما هو شأن النظر، وإنّـما إلى نظام السرعة والخفّة. فهي ترتبط بشكل وثيق بالذكاء الحادّ الذي يذكي نيران الوجود بلهيب القوّة الباصرة، وبسرعة الخواطر وسيلان البواطن. إنّـها قوّة مفاجئة وطارئة.               


Par ZINE
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Présentation

قراءة في كتب محمد شوقي الزين

Compte rendu de ma traduction du livre de Hans-Georg Gadamer, fait par Maher Charaf Al-Din et publié dans la revue Qantara (Berlin-Allemagne)  et dans le quotidien libanais Annahar.

 

فلسـفـة التَّـأويـل

هيرمينوطيقا لغوية 

ماهر شرف الدين

 

العام 1900، الذي شهد وفاةَ فريدريش نيتشه، شهد ولادةَ أشهر فلاسفة الهيرمينوطيقا في العصور الحديثة: هانس غيورغ غادامير. وفي كتاب فلسفة التأويل، الصادر لدى مؤسسات ثلاث، نقع على مختارات باهرة من الدراسات التي قدَّمها غادامير كمدخل إلى الفكر التأويلي.

                                        
لعقود طويلة، ظلت فلسفة غادامير التأويلية محلَّ قراءات مختلفة وتأويلات متضاربة في خصوص تصوُّره للُّغة: غالبًا ما نُعِتَتْ "تأويلية" غادامير بأنها هيرمينوطيقا لغوية، من حيث إنها تعطي الأولوية والصدارة لعامل اللغة كبُعد كونيٍّ وشامل يشترط الأبعاد الأونطولوجية والأنثروپولوجية كلَّها للكائن: "الوجود الجدير بالفهم هو اللغة." لقد جاء جواب غادامير حاسمًا:

عندما كتبتُ أن الوجود الممكن فهمه وإدراكه هو اللغة، ينبغي أن نفهم من هذا التصريح أن الوجود (ما هو كائن) لا يمكن فهمه في صورته الكلِّية والشاملة، بحيث إن كلَّ ما تحمله اللغة يحيل دومًا على ما وراء (أو فوق) العبارة نفسها.

فالصحيح أن ما عبر عنه الفيلسوف لا يكتفي بنقل إرادة التعبير وبتثبيتها بالكتابة، بل يسعى إلى الاتفاق حول – أو الانسجام مع – الشيء عِبْر التواصل والحوار.

تتوزع كلمة "هيرمينوطيقا" hermeneutics (فن التأويل)، كما هي الحال مع الكلمة المشتقة عن الإغريقية hermeneuein، التي تمفصلتْ مع لغتنا العلمية، في المستويات المختلفة للتفكير. وتدلُّ هذه الكلمة على ممارسة فكرية دليلها الآلية أو الفن. وهو ما يستحضره تشكيلُ اللفظ الذي يدلُّ على "التقنية". يتخذ "الفن" هاهنا دلالةَ الإعلان والتراث والتفسير والتأويل، مثلما يشتمل على فن الفهم كأساس له ودعامة.

ويعتقد غادامير أن مشكل الهيرمينوطيقا لا ينحصر في المشكل المنهجي للعلوم الإنسانية، ولا ينجم عن المناقشات الحالية حول الطرق والأساليب العلمية في التفكير والتفلسف، بل هو مشكل إنساني ينصبُّ حول قدرات الوجود الإنساني. فالاختلاف الذي نقيمه بين العلوم الإنسانية وعلوم الطبيعة غير مُرْضٍ من الجانبين: لا يرضي علماءَ اليوم حَصْرُ هذه العلوم في حلِّ المشكلات (المعرفية) بواسطة قانون النسبوية relativism؛ إذ يؤكد هؤلاء العلماء أن مشكلة اللغة، أو المشكل الألسُني، في الحقول الأساسية للنظرية الحديثة، هو أيضًا مشكل ذو أهمية فائقة، ويشغل مكانةً رئيسية في المناقشات الفكرية المعاصرة.

 

 

غادامير، الذي تأثرتْ تأويليَّته بالمنهج الديكارتي في بُعدها الإپستمولوجي، استقلَّ المنحى الأونطولوجي والفني والفلسفي لديه عن صرامة المنهج، عِبْر إدراجه للتصورات المسبقة التي كانت محلَّ شكوك وتحفُّظات في المنهج الديكارتي، الذي أسَّس لفكرة العالم في العصور الحديثة، المبنية على البداهة واليقين. ولأن الشك الديكارتي يستسلم، في نهاية المطاف، لوضاحة المنهج وبداهة الفكرة، قام غادامير بتجنيد الشكِّ النيتشوي الراديكالي. وبدلاً من الاستناد إلى بداهة الوعي المفكِّر نفسه، يستند غادامير إلى فكرة أستاذه هيدغِّر حول التناهي الإنساني، التي تظلُّ فكرةً محوريةً وجوهرية في تأويليته.

تأثير هُسِّرل وهيدغِّر، الذي وجد في فلسفة غادامير المفاتيح الأساسية في بناء فلسفته التأويلية، كان واضحًا في مساره الفكري، حين درس على يديهما الفلسفة في فرايبُرغ، في وقت لم يكن يرى حوله سوى الحضور القوي للكانطية الجديدة والوضعية positivism في المجال العلمي. وقد أقامت ترجمتُه لأفلاطون الدليلَ القاطع على نفوره من "الموضة الجامعية" في عصره.

الفهم الذاتي الذي تمارسه العلوم الإنسانية، في مقابل النموذج العلمي البحت الذي تتمتَّع به العلوم الدقيقة والطبيعية، بقي المشكل الرئيسي الذي شغل غادامير، الوفي للمنحى الأونطولوجي الذي رسمه هيدغِّر، والمتمثل خصوصًا في مسألة اللغة، والتناهي الذاتي الذي تكشف عنه التجربة التاريخية وهيرمينوطيقا الفهم – فهم الذات على وجه الخصوص؛ وهو ما سمَّاه هيدغِّر "المنعطف الأونطولوجي الحاسم" في تجربة الفهم الذاتي. وهذا ينمُّ عن المشكل الذي طرحتْه العلوم الإنسانية، في أواخر القرن التاسع عشر وفي القرن العشرين، كما عالجها وقدَّمها، من وجهة نظر تاريخية وإپستمولوجية، فيلهِلم دلتاي.

لتوضيح معنى التأويل التاريخي، انطلق غادامير من الإخفاق الذي مُنِيَتْ به النزعةُ التاريخية، أو التاريخانية، كما هي الحال لدى دلتاي، منبِّهًا إلى الأبعاد الأونطولوجية الجديدة عند هُسِّرل وهيدغِّر:

لا يمكن للمعرفة التاريخية أن توصف بنموذج المعرفة الوضعانية، لأنها في حدِّ ذاتها عبارة عن تطوُّر يتمتع بخاصيات الحدث التاريخي كلِّها.

في تأخُّر هائل، محتشم، على ما يقول مترجم الكتاب محمد شوقي الزين في مقدمته، نكتشف هذا البحر التأويلي الكبير، الذي أثمر، ولا يزال، مؤلَّفاتٍ وأعلامًا في التأويل المعاصر، أمثال الإيطالي فاتيمو والأمريكي دورتي والفرنسي ريكور.

*** *** ***


"فلسفة التأويل"، الترجمة والتقديم محمد شوقي الزين، صدر لدى المركز الثقافي العربي والدار العربية للعلوم ومنشورات الاختلاف 2006

Compte rendu de mon livre "Déplacements intellectuels", fait par l'écrivain Kheir Chouar.

من أجل تجاوز الأسئلة المحنّطة

الخير شوار

 

“الإزاحة” كما عرفها صاحب هذا الكتاب هي ”العملية الفكرية التي تلي ”الاختراق” وتسبق ”المجاوزة””، والكتاب هو ثالث إصدارات الباحث الجزائري محمد شوقي الزين بعد ”هويات وغيريات” عن المركز الثقافي العربي بالدار البيضاء وبيروت بالعربية، و”هويات وغيريات” عن الاختلاف بالجزائر باللغة الفرنسية، والكتاب عبارة عن مقالات متفرقة يربطها رابط واحد هو عملية الإزاحة التي قام بها الباحث في الخطاب الحداثي والثقافي عندنا.

وسيرا على ما درج عليه مؤلفو الكتب الثقافية والفكرية فقد جاء عنوان الكتاب على مستوين الأول ”إزاحات فكرية” وهو العنوان الكبير البارز الذي يعرف به الكتاب وعنوان صغير يوضح الإشكالية بدقة هو ”مقاربات في الحداثة والفكر”، وعودا على كلمة الإزاحة فإن الكتاب من خلال هذه المقالات التي صدر بعضها في الصحف الوطنية الجزائرية، هو محاولة لاختراق الخطاب الثقافي الراهن، من أجل فهمه بدقة ومن ثم يتسنى لنا المجاوزة إن أمكن ذلك والتجاوز كما نعلم لا يكون إلا بالفهم والإحاطة بالشيء وملابساته، فعلى مدى صفحات الكتاب حاول الباحث اختراق ثقافة التلقين من أجل مجاوزتها وما التلقين مثلما جاء في الكتاب إلا النقل بطريقة أخرى والنقل كما نعلم هو نقيض العقل وإذا سيطر النقل حل محل العقل وسادت السلطة الأبوية البتريركية بتعبير المفكر الفلسطيني الراحل هشام شرابي، وانطلاقا من النقل يؤكد الباحث أنه ”في البدء كان التلقين”، وعليه اقتضى الحال أن يكون مع هذا الكتاب ”في البدء كان الاختراق” للعملية التي تسبق الإزاحة ولا تتم إلا بها، ففي البدء أعلنت النية في الاختراق.. اختراق الأنماط السائدة في الثقافة والفكر التي لا يمكن أن تتم مجتمعة، وقد قسمت إلى محاور، يجمعها هذا السفر الصغير نسبيا•والقيمة الحقيقية لهذه المقالات- التأملات تكمن في أنها جاءت في سياق نقاش تم في بعض المنابر الإعلامية ولم يشارك فيه الباحث محمد شوقي الزين وحده باتجاه واحد وإنما تم بين عدد من الكتَاب والباحثين، ومع النقاش تتضح الأفكار أكثر وتتلاحق وتتجلى الرؤية واضحة قدر الإمكان، وقد فعل خيرا الكاتب (والناشر) عندما ضمن هذا الكتاب بعض المقالات التي ناقشت أفكار الكاتب وتفاعل معها حينها في المنابر الإعلامية، حتى تتقيد تلك اللحظة، لتكون بوابة لأي نشاط لاحق، والصحف اليومية كما نعلم تهتم باللحظة الآنية ومن الصعب أن تحافظ القضايا المطروحة للنقاش فيها إذا لم يحتويها كتاب ويصبها في لحظته الخاصة التي هي أدوم حالا مثلما هو حال الكتب على مر التاريخ. وعودا على العنوان الثاني- التوضيحي الذي أكد فيه الباحث أن كتابه هو ”مقاربات في الحداثة والمثقف” فقد انقسم الكتاب إلى جزئية -محورين رئيسيين، الأول يتعلق بـ ”سؤال الحداثة” والثاني بـ ”سؤال المثقف”، وتحت هذين العنوانين الكبيرين، جاءت القضايا المطروحة التي وضعها الباحث نصب عينيه محاولا اختراقها من الداخل وتفجير السؤال فيها آملا أن يزيحها من حقل التلقين والنقل الموسوم بالعقم وبالبطريركية والتخلف وكل النعوت القبيحة التي تعيدنا إلى ثقافة متخلفة، منحطة، محنطة، فارغة، مسيجة بالقداسة والرهبة، إلى نمط آخر من الثقافة غير ذلك تماما موسوم بالعقل والنقد وكل المترادفات والنتائج التي لها علاقة بهذا المنطلق. ولئن كانت القضايا المطروحة في الشق الأول من الكتاب غير متواترة كثيرا في خطابنا الثقافي بشيء من التجاوز فإن القضايا التي جاءت في الشق الثاني، كثيرا ما تناولتها الأقلام وعقدت بشأنها الندوات والمؤتمرات وملئت بها المنابر الثقافية المكتوبة والمرئية والمسموعة، (المثقف والعولمة، نهاية المثقف مثقف النقد ناقدا لذاته، المثقف الجزائري: تغييب أم غياب، نضالات المثقف.. وغيرها من الأسئلة التي ظلت مطروحة في الخطاب الثقافي عندنا، فالقضايا من شدة تكرار النقاش بشأنها، أصبح من الصعب اختراقها رغم تواترها، اللهم إلا إذا أراد الباحث أن يؤكد على أن التكرار في طرح الشيء يرسخ عمق المشكلة وخطورتها، وفي النهاية ما الفائدة من تجاوز الأسئلة إلى غيرها من الأسئلة التي تليها طالما أن الأولى ظلت معلقة بدون إجابة.

لقد جاءت تلك المقالات مليئة بـ ”حرقة الأسئلة” كما جاء في أحد عناوين الشاعر عبد اللطيف اللعبي، وحافظت تلك الأسئلة التي انطلق بعضها من قضايا راهنية محددة على حرارتها، وهو المهم في مثل هذه الكتابات، والكتاب في النهاية بعد صدوره في هذه الطبعة الجميلة يحتاج إلى مزيد من القراءة المتخصصة، المتأملة من أجل أن تخترق الأسئلة التي تناولها من جديد برؤى مختلفة، والاختراق كما أخبرنا الباحث الجزائري المغترب محمد شوقي الزين صاحب الكتاب هذا، عملية تسبق الإزاحة الضرورية في أي بناء فكري ثقافي يروم تجاوز الأسئلة المحنطة والأفكار البالية، وإلا بقينا ندور في الفراغ تماما مثل الأصفار التي تدور حول نفسها كما قال الشاعر الجزائري الراحل مالك حداد.

Coup de Coeur

 

 


Jacques Derrida
et la naissance du Forum arabe de la déconstruction


Du 10 au 13 août 2009, le philosophe français de renommée internationale Jacques Derrida (1930-2004) a été honoré au Bahrein (Ministère de la Culture), à l'occasion du 5e anniversaire de sa disparition. Un livre en arabe, collectif et commémoratif, a été édité pour l'occasion. Des poèmes ont été lus et des films projetés, dont celui de l'écrivaine égyptienne Safaa Fathy. L'auteur de ce blog, Mohammed Chaouki Zine, a procédé à la création du "Forum arabe de la déconstruction", dans le but d'échanger des idées et des réflexions entre les auteurs d'expression arabe.




Michel de Certeau (1925-1986)


Par : Luce Giard

Naissance de Michel, Jean, Emmanuel de la Barge de Certeau le 17 mai 1925 à Chambéry (Savoie), aîné des quatre enfants de Hubert, Eugène de la Barge de Certeau et de son épouse Pauline, Louise, Ursule, Marie, Antoinette de Tardy de Montravel. Il passe son enfance et son adolescence entre cette ville et la maison familiale, une ancienne chartreuse du XVe siècle, toute proche, au sud des Bauges, sauf une année scolaire au collège mariste de la Seyne-sur-Mer, pour se rétablir d’une double typhoïde suivie d’une ostéite. Désormais la mer le fascinera et les deux auteurs qui le marqueront, Montesquieu vers 1940, Surin pour l’histoire de la mystique, seront tous deux de Bordeaux, hommes du rivage océanique, tourné vers l’Amérique. Il parlera souvent des années de guerre, de l’enfermement imposé dans un lieu géographique et social, des maquisards auxquels il s’était lié, courant la montagne pour porter des messages, et plus encore de la rupture qu’avait symbolisée pour lui la défaite de juin 1940 : c’était, définitive, la " défection " du discours patriotique et moral des adultes, avec l’impossibilité de les croire et d’en attendre une direction de vie. 

Après son baccalauréat (latin, grec, allemand en série A, puis philosophie), il suit une double formation, sans parvenir à se satisfaire d’un lieu, d’un milieu, d’une filière, dans la recherche inquiète d’une voie. A l’Université (Grenoble, Lyon, Paris), il obtient deux licences (lettres classiques avec une préférence pour le grec, philosophie), le diplôme de l’Ecole Pratique des Hautes Etudes (Ve section, sous la direction de Jean Orcibal), un doctorant en science des religions (Sorbonne, 1960) sur " le Mémorial de Pierre Favre ". Dans l’institution ecclésiale, il fréquente le Séminaire d’Issy-les-Moulineaux aux portes de Paris (1944-1945, et 1946-1947), mais ce milieu sulpicien lui convient mal. Il rejoint le Séminaire universitaire de Lyon (1947-1950) qu’il juge plus stimulant, et sera toujours attaché à la ville de Lyon, secrète, multiple, vivante. Il ajoute à son baccalauréat de philosophie scolastique une licence en théologie, consacre beaucoup d’énergie à l’histoire des textes de la tradition (hébreu biblique, grec néo-testamentaire). Dès son premier séjour à Paris, il a pris l’habitude de suivre de nombreux cours : il fréquentera ainsi l’helléniste Paul Mazon et, au Collège de France, Jean Baruzi vers la finde sa vie, seul, parlant comme si de rien n’était devant une salle déserte, Louis Massignon, etc.

En novembre 1950, il entre dans la Compagnie de Jésus, attiré par le bouillonnement de vie au scolasticat de Fourvière, l’ouverture internationale de l’ordre et la haute silhouette de Henri de Lubac qui enseignait alors aux aux Facultés catholiques de Lyon. Il suit le cursus classique : noviciat et juvénat à Laval (Mayenne) (1950-1953), " un temps d’austérité " non matérielle mais intellectuelle, car la liberté de lire et travailler lui est chichement mesurée ; un an de philosophie au scolasticat de Chantilly (Oise), consacré à étudier Hegel dans le texte avec Joseph Gauvin, " une expérience forte " dont il gardera toujours gratitude à ce guide et à la Compagnie ; un an d’enseignement de la philosophie dans un collège jésuite à Vannes (Morbihan) pour remplacer au pied levé à la Toussaint un professeur malade ; enfin une dernière année de théologie au scolasticat de Fourvière (Lyon). Il est ordonné à Lyon le 31 juillet 1956.

Il avait commencé dès 1950 à préparer une thèse de patristique sur Saint Augustin, comme lieu de transit entre la pensée grecque et la théologie latine, mais la Compagnie lui demande alors de faire des recherches sur l’histoire spirituelle de ses commencements en France. Pendant les années suivantes, il résidera tantôt à Paris, tantôt à Chantilly, s’enfonçant avec ivresse dans le merveilleux fonds ancien de la bibliothèque, complétant sa formation d’historien dans plusieurs séminaires de recherche (avec Alphonse Dupront, Roland Mousnier, Jean Orcibal, etc.). Selon l’usage de la Compagnie, il s’interrompt pour faire un " troisème an " de noviciat dans la résidence de Saint-Martin-d’Albois (Marne) en 1959-1960, puis passe une année, assez dure pour lui, à donner les Exercices à la résidence Manrèse de Clamart (Hauts-de-Seine). Son doctorat sur Pierre Favre achevé en 1960, il entame son travail sur Jean-Joseph Surin auquel il restera désormais attaché. L’étrange destin de Surin l’incite à traverser, pour le comprendre, un pluriel de sciences humaines et sociales. Il s’intéresse en particulier à la psychanalyse, domaine où Louis Beirnaert lui sert probablement d’introducteur. Il commence une analyse, entre en relation avec Jacques Lacan (auquel il marquera toujours un grand respect intellectuel) et fait partie de son Ecole freudienne tant qu’elle existe (1964-1980).


Devenu profès de la Compagnie après ses " grand voeux " (Paris, février 1963), il se voit confier par elle des tâches et des responsabilités dans son réseau de revues. En 1963-1967, avec François Roustang, il dirige la revue " Christus " (trimestriel consacré à la spiritualié surtout ignatienne) et, aux éditions Desclée De Brouwer, la collection de livres qui lui est associée - lui-même y publiera plusieurs titres. A partir de 1967, il rejoint la rédaction des " Etudes " (mensuel de culture générale). Il fait aussi partie du conseil de rédaction de la " Revue d’histoire de la spiritualité " (nouvelle identité de la célèbre Revue d’ascétique et de mystique) et des " Recherches de science religieuse " , plus tournées vers le théologique. Dans chacune de ces revues, il publiera de nombreux articles et recensions, tout en menant de pair ses recherches érudites sur Surin. De ce dernier, il édite d’abord le " Guide spirituel " (1963), puis une massive " Correspondance " (1966), une somme d’érudition courronée par l’Institut et par la Ville de Bordeaux.

En août 1967, un grave accident de voiture, survenu en Savoie, semble compromettre l’avenir : son père, qui conduisait, est indemne, sa mère meurt sur le coup, lui-même est grièvement blessé, notamment à la face, il perd la vision de l’oeil droit. Le premier choc passé, il s’efforce de reprendre le plus tôt possible la tâche. A la recherche en histoire, au travail de rédaction pour les " Etudes " surtout (que dirige Bruno Ribes), s’est ajouté l’enseignement : un séminaire de doctorat en théologie à l’Institut catholique de Paris (1964-1978) ; après mai 1968 et son association aux projets de réforme universitaire, des cours à l’université expérimentale de Paris VIII (Vincennes), d’abord en psychanalyse, puis en histoire (1968-1971) ; ensuite à paris VII (Jussieu), des cours encore et un séminaire de 3è cycle en anthropologie culturelle (1971-1978).

Cependant la période des voyages en Amérique, toujours en relation avec des occasions de travail (conférences, enseignement, recherche), commence dès 1966 avec la découverte émerveillée du Brésil auquel il s’attachera, y faisant des séjours réguliers, puis l’Argentine, le Chili (avant la chute d’Allende), les Etats-Unis (à partir de 1969, tantôt à l’Est, tantôt à l’Ouest), le Canada et le Mexique dernier venu. Il circule tout autant en Europe : en Espagne, en particulier (par hasard de calendrier) au moment de l’agonie interminable de Franco, en Angleterre avec un trismestre comme Fellow à Cambridge (1975), en Belgique (où l’attire souvent le réseau de Marie Beaumont et Georges Thill, entre autres amitiés fortes), en Suisse comme Professeur associé à l’université de Genève (1977-1978), en Italie aux colloques et séminaires d’été d’Urbino (Centre de linguistique et sémiotique, à partir de 1969), etc. Dans ce tourbillon d’activités, il trouve encore le temps de créer et diriger une collection pour ouvrir la théologie aux méthodes des sciences humaines ; ce sera la " Bibliothèque des sciences religieuses ", produite en coédition entre quatre partenaires (Aubier, Cerf, Delachaux et Niestlé, Desclée De Brouwer), une utopie généreuse difficile à coordonner dans la pratique. De 1971 à 1977, il y publiera sept ouvrages de qualité, suscitant des projets originaux (par exemple avec Louis Marin ou Georges Thill), refusant la solution facile de se centrer sur la traduction de titres étrangers.

Dès 1972, il choisit de ne plus collaborer de manière intensive à la rédaction des " Etudes ", pour suivre une nouvelle ligne de recherche sur la culture contemporaine. Il est alors le rapporteur principal du colloque européen d’Arc-et-Senans sur la " prospective du développement culturel " (avril 1972), fait partie du Conseil du développement culturel mis en palce par Georges Pompidou, où il rencontre Roger Caillois, Paul Delouvrier, Jack Lang, et se lie d’amitié avec Françoise Choay : déçu par une conception qui ne s’intéresse plus " à faire de l’expression culturelle le moyen d’une communication et d’une créativité sociales ", et s’efforce de " ramener la culture vers la conservation d’un patrimoine ", il en démissionne en juin 1973. Il continue à réfléchir sur ces questions clés pour l’avenir d’une société, est à cetire directeur de recherche auprès du Ministère de la Culture en 1973-1974 (où il collabore avec Augustin Girard et Geneviève Gentil), puis devient responsable d’un contrat de recherche sur les " pratiques culturelles contemporaines " pour la DGRST en 1974-1977 (avec, comme collaborateurs directs, Pierre Mayol, Marie Ferrier et moi-même, plus une nébuleuse d’interlocuteurs où je me souviens de Patrick Mignon, d’Olivier Mongin, parmi tant d’autres visages).

Il en sortira d’abord " La culture au pluriel " (1974), puis, en relation avec le " laboratoire d’expérimentation et de discussion " que constitue alors son séminaire de 3è cycle à Paris VII, les deux tomes de " L’invention du quotidien " (1980). De ces années datent ses liens avec le Centre Georges Pompidou dont il aimera tout de suite la mobilité utopique et vivante. Comme il le notera plus tard, " Qui aime laville aime Beaubourg " (dans un rapport sur le Centre, écrit en 1983-1984 à la demande de Jean Meheu et publié in " Esprit ", février 1987, pour saluer le 10e anniversaire). D’ailleurs, dès sa fondation en 1974, il est membre du comité de rédaction de " Traverses " où il écrira régulièrement, malgré son éloignement géographique.

car déjà il s’était tourné vers un autre horizon. De 1978 à 1984, il est surtout aux Etats-Unis, comme Professeur titulaire à l’Université de Californie (San Diego). Il en revient en juillet 1984, tout à la joie d’avoir été élu à l’Ecole des hautes Etudes en Sciences Sociales et de rejoindre un " lieu naturel " de son travail d’historien, un carrefour d’amitiés et d’interlocuteurs. Il doit y assurer une direction d’études concernant " l’anthropologie historique des croyances (XVIe-XVIIIe siècles) ". Il fourmille de projets, veut terminer d’abord le tome 2 de " La fable mystique ", rédiger une anthropologie du croire ( à laquelle il a beaucoup travaillé en Californie), reprendre le dossier, autrefois ouvert avec Jean de Léry dans " L’Ecriture de l’histoire " (1975), des récits de voyage en Amérique, à partir de deux séries, l’une vers le Brésil, l’autre vers la Nouvelle-France.

Mais il aura à peine plus d’un ans pour enseigner à Paris. Imprévisibl, la maladie se dévoile en juillet 1985, impose très vite une grave opération, un long été à l’hôpital. Il sait aussitôt à quoi s’en tenir, choisit de n’en rien dire et de se battre en silence avec la complicité des plus proches. Il entame une course désespérée contre le temps, s’acharne à reprendre son travail en octobre, à recommencer son séminaire à la date prévue, à achever le second tome de " La fable mystique ". Il enseigne jusqu’à la fin décembre, y consacre ses dernières forces. Il meurt chez lui au soir du 9 janvier 1986, avec une élégance, une fortitude venues d'u’ autre siècle : c’est lui qui réconforte les visiteurs qu’il demande à voir dans les derniers jours, c’est lui qui leur parle d’avenir. Il explique en souriant que les vieux traités sur " l’art de mourir " étaient de bonne lecture, que Surin dans " La science expérimentale " lui avait enseigné l’essentiel sur la vérité du " sentiment intérieur ".

Selon ses souhaits, duranr la messe du dernier adieu (église Saint-Ignace, 13 janvier), on entendra les versets de Paul sur " la folie du Christ " (1Co1, 26-19), un fragment d’un " Cantique spirituel " de Surin, et aussi Edith Piaf chantant " Je ne regrette rien ", dernier signe d’amitié, dernier sourire complice. Il repose au cimetière de Vaugirard (Paris XVè), dans un caveau de la Compagnie de Jésus, tout près de Louis Beirnaert et de Henri Lavalette, qui l’y avaient précédé de quelques mois. Nombreux furent les articles de presse à saluer le voyageur parti pour un " autre pays ". La guirlande des titres dessine à petites touvhes un portrait qui sonne juste " Pèlerin des frontières " (Paul Valadier, Le Monde), " migrateur " (Michel Crépu, Panorama), " Savoyard universel " (Jean Bianchi, La Vie nouvelle, Chambéry), " mystique qui s’ignorait " (Gwendoline Jarczyk, La Croix) et, pour introduire une merveilleuse double page de Libération, cette formule : " le chrétien éclairant ", avec, en sur-titre et petits caractères, ce simple mot qui lui serait allé droit au coeur " compagnon ".

Dans la foule anonyme, un passant disparu ; dans le concert des voix, un silence ; comme il aimait à dire, d’une expression venue des mystiques, " une goutte d’eau dans la mer ".


Bibilographie : 


(1) Bieneureux Pierre Favre, " Mémorial ", traduit et commenté par Michel de Certeau, Paris, Desclée De Brouwer, coll.Christus, 1960, 453p.

(2) Jean-Joseph Surin, " Guide spirituel pour la perfection ", texte établi et présenté par Michel de Certeau, Paris, Desclée De Brouwer, coll. Christus, 1963, 330p.

(3) Pierre Teilhard de Chardin, " Lettres à Léontine Zanta ", intraod. par Robert Garric et Henri de Lubac, éd. par Michel de certeau, Paris, desclée De Brouwer, 1965, 142p.

(4) Jean-Joseph Surin, " Correspondance ", texte établi, présenté et annoté par Michel de Certeau, préface de Julien Green, Paris, Desclée De Brouwer, Bibliothèque européenne, 1966, 1827 p.

(5) " La solitude, une vérité oubliée de la communication " (avec François Roustang et al.), Paris, Descelée De Brouwer, coll. Christus, 1967, 256p.

(6) " La prise de parole. Pour une nouvelle culture ", Paris, Descelée De Brouwer, coll. Foi vivante, 1969, 261p.

(7) " La possession de Loudun " (1970), 2è éd., Paris, Gallimard-Julliard, coll. Archives, 1980, 343p.

(8) " L’absent de l’histoire ", s.l., Mame, coll. Repères, 1973, 185p.

(9) " La culture au pluriel " (1974), 2è éd., Paris, Christian Bourgois, 1980, 256p.

(10) " Le christianisme éclaté " (avec Jean-Marie Domenach), Paris, Seuil, 1974, 119p.

(11) " L’Ecriture de l’histoire " (1975), 3è éd., Paris, Gallimard, Bibliothèque des histoires, 1984, 358p.

(12) " Une politique de la langue. La Révolution française et les patois : l’enquête de Grégoire " (avce Dominique Julia et Jacques Revel), Paris, Gallimard, Bibliothèque des histoires, 1975, 317p.

(13) " L’invention du quotidien ", tome 1 : Arts de faire, Paris, UGE, coll. 10/18, 1980, 374p.

(14) " La fable mystique. XVIe-XVIIe siècle ", tome1 (1982), 2è éd., Paris, Gallimard, coll. Tel, 1987, 414p.

(15) " L’ordinaire de la communication " (avec Luce Giard) et al.), Paris, Dalloz, 1983, 167p.

(16) " Histoire et psychanalyse entre science et fiction ", présenté par Luce Giard, Paris, Gallimard, coll. Folio/essais, 1987, 214p.

(17) " La faiblesse de croire ", texte établi et présenté par Luce Giard, Paris, seuil, coll. Esprit, 1978, XIX-323p.

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